Ce jour où vous n'avez pas le moral
Cynthia - Partage existentiel
3/18/2026
Parfois le moral est au plus bas. Rien ne va.
Le travail ne fait plus sens, nous ne trouvons pas l'amour, notre vie familiale est un échec, nos projets n'aboutissent pas, on se sent seul, on ne supporte plus les gens...
On ressasse les idées noires.
On ressent un vide, une perte d'énergie et on se dit que tout cela n'a pas d'intérêt.
Pourtant, ce jour où vous sentez tout le poids de ce fardeau, vous discutez avec une nouvelle collègue qui vous raconte sa vie : deux enfants en bas âge, divorce, conflits, enfants retirés de garde, dépression et problèmes de santé pour elle et un de ses enfants.
Face à de telles confidences, vous relativisez. Il y a toujours pire que sa propre situation. Non pas pour nier ou minimiser son mal-être, mais pour prendre un peu de recul sur les choses. Un autre regard.
On s'imagine souvent que pour les autres c'est mieux, c'est plus facile.
Que nous n'avons "vraiment pas de bol". Mais on ne voit pas leurs difficultés, on ne connaît pas leur peine. On ne sait pas ce qu'ils ont vécu.
Certaines personnes vivent une situation similaire à la nôtre, avec les mêmes problèmes, mais en bien pire. Cela ne veut pas dire que notre souffrance n'est pas là. Mais nous pouvons penser à ces personnes juste un instant.
Et puis, ce même jour où vous ressentez toute l'absurdité de l'existence, vous tombez comme par hasard le soir même sur un magnifique coucher de soleil. De toute beauté.
Et là, vous êtes obligé de vous arrêter. D'être présent, maintenant. Vous ne pouvez pas l'ignorer.
Vous revenez à l'instant, votre attention est entière dans la contemplation. Sans même le vouloir.
Parce qu'il est là pour vous rappeler à l'essentiel, à l'instant.
Il est là pour vous rappeler que la vie c'est aussi ça : s'émerveiller devant la beauté de sa simplicité.
Elle nous impose ce coucher de soleil pour nous obliger à nous arrêter et à voir, vraiment, ce qu'il y a d'authentique et de beau dans ce monde.
Durant cet instant, la sensation de vide en nous a laissé place à la plénitude.
On peut alors se demander : qu'est-ce qui pourrait m'aider à ressentir de nouveau cette plénitude ?
Comment penser à moi, uniquement à moi, me faire plaisir, maintenant, ou prochainement : m'évader quelques jours rien que pour moi, me lancer enfin dans ce projet que je ne cesse de remettre au lendemain, ou m'offrir ce cadeau qui me ferait tant plaisir...