A person writing on a piece of paper with a pen

9 exercices pour chasser une pensée négative

3/17/2026

S'il est une chose difficile à maîtriser, c'est bien la pensée. Quand une idée alliée à une émotion envahissante vous prend, elle semble vous submerger et ne plus vouloir vous quitter.

Heureusement, il existe des solutions pour en sortir. Vous avez la possibilité, grâce à certaines méthodes, de reprendre le pouvoir sur cette pensée qui vous accapare l'esprit.

J'ai compilé ces 9 exercices - certains que j'ai testés, d'autre non - qui vous aideront à calmer votre psychisme et redonner confiance en vous.


Sommaire :


Une pensée n'est pas "négative" en soi


Exercice 1 : "Cette pensée à propos de ... (votre souci) ne signifie rien."

Exercice 2 : Ce qu'en pense mon corps

Exercice 3 : Auto-psy

Exercice 4 : Lettre à vous

Exercice 5 : L'univers s'en charge

Exercice 6 : Place à la créativité (l'association d'idées)

Exercice 7 : Place à la créativité (le brainstorming)

Exercice 8 : Tous mes points forts

Exercice 9 : Dompter l'image



Une pensée n'est pas "négative" en soi


Une pensée n'est pas mauvaise ou bonne.


C'est votre propre appréciation de cette pensée qui la juge comme néfaste ou agréable.


Aussi, vous pouvez dire d'une pensée qu'elle vous perturbe, qu'elle vous inquiète, qu'elle vous traumatise, qu'elle vous angoisse. Car pensées et émotions vont facilement de pair.


Une pensée sans émotion n'est pas dérangeante. Nous en produisons d'ailleurs des milliers chaque jour sans qu'elles ne nous touchent.


Là où cela devient compliqué, c'est quand une pensée se relie automatiquement à un traumatisme, un souvenir, une blessure, entraînant avec elle son lot d'émotions.


Aussi, ce n'est pas une simple pensée qui vous perturbe, mais plutôt l'imagination liée à cette pensée - et les émotions qui s'y joignent -, le scénario que vous vous faites dans votre tête, c'est-à-dire toutes les pensées qui suivent la pensée première.


Par exemple, une personne de votre entourage vous a blessé. Vous pensez : "Pourquoi m'a t-elle dit ça", ou "Qu'est-ce que j'ai fait" ou encore "Pour qui se prend-elle", etc. C'est votre première pensée.


Mais le film qui suit ressemble à une épopée fantastique, un film où l'imagination n'a plus de limites : critiques démesurées, dévalorisations écrasantes, projections délirantes et récits fantaisistes qui n'ont finalement plus rien à voir avec la réalité.


Pour autant, même si nous savons tout ça, il est vrai que quand une pensée nous obsède, rien à faire. C'est plus fort que nous. Nous ne pouvons la contrer.


Du moins, c'est ce que nous croyons. En réalité, il existe des moyens pour chasser cette pensée. Découvrons-les ci-dessous.



Exercice 1 : "Cette pensée à propos de ... (votre souci) ne signifie rien."


Nathalie Martin, coach en éveil de conscience, propose cet exercice simple mais semble-t-il efficace, tiré du livre Un cours en miracles.


Cet exercice s'applique lorsque vous ne parvenez pas à vous extirper d'un problème qui tourne en boucle dans votre esprit.


Il s'agit de vous répéter la phrase suivante : "Cette pensée à propos de ... (votre souci) ne signifie rien."


En pratique, guettez vos pensées 3 ou 4 fois par jour, arrêtez-vous sur l'une d'entre elles et dites-vous cette phrase, sans chercher plus loin, de la manière la plus simple qui soit.


Vous devriez ressentir un soulagement, un apaisement, une libération.



Exercice 2 : Ce qu'en pense mon corps


C'est un exercice que j'utilise souvent quand je suis préoccupée, surtout quand je ne parviens pas à m'endormir. L'idée, c'est de s'efforcer à penser à ses sensations physiques plutôt qu'à ses ennuis.


Vous allez pour cela vous concentrer sur votre corps :


- passez en revue (rapidement) toutes les parties détaillées de votre corps de la tête aux pieds (cela vous oblige à penser à autre chose)


- passez ensuite à 4 de vos sens : prenez conscience de votre vue (même les yeux fermés), de votre ouïe (qu'entendez-vous ?), de votre toucher (objets en contact avec votre corps), de votre odorat


- focalisez-vous sur l'émotion engendrée par votre pensée et qui est ressentie dans votre corps : comment se manifeste-t-elle, à quel endroit, quelle est sa durée, sa force


Vous verrez que le fait de vous concentrer sur le corps et la matière vous fait oublier quelques instants le sujet de votre préoccupation, et du coup fait diminuer aussi son intensité physique.


Si l'objet de votre angoisse ressurgit durant l'exercice, ne vous inquiétez pas et revenez tranquillement à cette méditation, plusieurs fois si nécessaire.



Exercice 3 : Auto-psy


Voici un autre exercice que j'utilise, qui peut vous être d'une grande aide, surtout si vous aimez écrire.


Car le simple fait de déballer sur papier la lourdeur de ce que vous avez sur le cœur, vous soulage réellement.


Vous allez écrire comme si vous parliez à un psychologue imaginaire.


La première ligne correspond à la première question du psy, telle : " Que vous arrive-t-il ?" ou "Qu'est-ce qui vous amène ?".


La deuxième ligne correspond à votre réponse : "Je suis angoissé parce que...".


Petit à petit, le "psy" va poser des questions qui vont toujours plus en profondeur :


  • "Pourquoi dites-vous cela"

  • "Pourquoi pensez-vous que..."

  • "Qu'est-ce qui vous fait croire que..."


Puis il va s'orienter solutions :


  • "Que pourriez-vous mettre en place pour sortir de..."

  • "Comment pensez-vous pouvoir retrouver..."

  • "Quelles conditions faudrait-il pour que..."


À vous d'imaginer ce que serait une conversation avec un vrai psychologue. Vous pouvez décliner cet exercice à la manière d'une conversation avec un ami bienveillant, un sage bouddhiste, un personnage religieux, ou pourquoi pas une célébrité, peu importe.


Le but est de faire ressortir vos angoisses profondes, de les extérioriser par écrit, de vous faire réfléchir sur vous-même et de vous orienter vers des solutions possibles.



Exercice 4 : Lettre à vous


Dans cet exercice d'écriture, vous allez rédiger une lettre à une personne en lien avec votre inquiétude, votre difficulté. Soit vous écrivez directement à la personne qui vous a causé du tort par exemple, soit à un tiers de confiance qui n'a aucun lien avec votre histoire.


Rédigez une longue lettre sur :


  • tout ce qui vous passe par la tête

  • tout ce que vous avez envie de dire à cette personne

  • tout ce que vous voulez lui dévoiler

  • tout ce qui vous a fait du mal

  • en quoi cela vous pèse encore

  • etc.


Écrivez ce que vous portez sur le cœur : pourquoi cela vous touche, comment vous le vivez aujourd'hui, ce que vous ressentez, etc.


Dans cette lettre, aucun tabou, aucune restriction, aucune limite. Déballez tout.


Le poids que vous portez à l'intérieur sera retransmis sur le papier. Et c'est cela qui fait du bien et apaise.


Détruisez ensuite cette lettre.



Exercice 5 : L'univers s'en charge


Remettez votre inquiétude, ce poids que vous portez, à l'univers. Et laissez-le s'en occuper.


Voici quelques phrases à vous mettre en tête, à méditer profondément, et qui vous aideront à lâcher prise :


- Je ne peux pas tout contrôler dans la vie, je l'accepte et je laisse faire

- Cela devait se passer ainsi car c'est utile à mon évolution spirituelle

- Je vais changer ma réaction face à cet événement si je ne veux pas que cela se reproduise

- Je ne suis pas parfait(e), personne ne l'est, je fais simplement de mon mieux

- "Accepte ce que tu ne peux pas changer et change ce que tu ne peux pas supporter"

- Tout finit par passer, rien ne dure, je dois être patient(e)

- J'ai la capacité de trouver une solution ou de demander de l'aide si besoin

- Tout est pour le mieux. Si cela ne se fait pas, c'est que cela ne devait pas se faire et que quelque chose de mieux m'attends ailleurs


Exercice 6 : Place à la créativité - l'association d'idées


Se concentrer sur un sujet qui n'a rien à voir avec l'objet de vos tourments peut vous aider à faire passer la pilule et à trouver de nouvelles perspectives.

Prenez n'importe quel objet que vous avez sous la main, comme un stylo, une calculatrice, une pomme ou une chaise.


Notez-le au milieu d'une feuille et associez-y toutes les idées qu'il évoque et qui vous viennent à l'esprit. Exemple pour la chaise : position, meuble, bois, corps, artisanat, marron, etc.


Trouvez des associations originales, créatives et étonnantes, qui vous donneront encore de nouvelles idées.


Le fait de vous concentrer sur quelque chose qui n'a rien à voir avec votre sujet de préoccupation vous "déconnecte". Et quand la pensée négative revient, vous pourriez la voir sous un autre angle ou avec moins d'intensité.



Exercice 7 : Place à la créativité : le brainstorming


Partez du sujet qui vous préoccupe, mais écrivez au milieu d'une feuille son antonyme. Par exemple, si vous êtes anxieux, notez le mot "sérénité" et laissez-vous aller à votre inspiration.


Inscrivez tous les mots-clés qui émergent sur ce sujet spécifique, ceci sans vous limiter et sans juger de leur faisabilité.


Cela va vous permettre de replacer des termes plus positifs dans votre esprit et de faire émerger des pistes, des solutions pour vous aider à vous détendre.


Exercice 8 : Tous mes points forts


Au lieu de penser au problème en lui-même, identifiez plutôt tout ce qui va bien dans votre vie, et tout particulièrement vos qualités et points positifs. Cet exercice vous redonnera confiance en vous et en votre capacité de résilience.


Prenez une feuille de papier et faites la liste de tous vos points positifs :


  • Vos talents

  • Vos qualités

  • Vos compétences

  • Ce qui va bien dans votre vie personnelle

  • Ce qui va bien dans votre vie professionnelle

  • Ce qui vous donne confiance en vous

  • Ce qui vous rend unique et remarquable

  • Vos réussites

  • etc.


Gardez cette liste auprès de vous et relisez-la autant que nécessaire.



Exercice 9 : Dompter l'image


Cet exercice de PNL vous aidera à chasser une pensée de votre esprit.


Formez une image dans votre tête de la personne, la situation ou l'événement cause de votre mal-être.


Toujours dans votre esprit, faites ce que vous voulez de cette image. Amusez-vous à l'encadrer, la zoomer, lui donner une couleur, la mettre en noir et blanc. Votre esprit peut en faire ce qu'il veut.


Le but étant de rendre cette image moins vive et moins importante, donnez-lui un rendu de plus en plus flou, présentez la de plus en plus petite, vieille, imprécise, vaporeuse, effacée, noire... et donc insignifiante.


Maintenant, faites comme si cette image s'éloignait de plus en plus. Laissez-la revenir et se rapprocher si elle s'impose à vous, puis recommencez l'exercice : renvoyez-la le plus loin possible, mettez-la à l'écart, séparez-la de vous. C'est comme si vous domptiez cette image, comme si vous l'apprivoisiez.


Enfin, diminuez cette image le plus possible dans votre esprit. Réduisez-la jusqu'à ce qu'elle disparaisse totalement. Ou encore, faites-la gonfler jusqu'à ce qu'elle éclate et qu'il n'en reste plus rien. Ou encore, changez cette image en un objet, un animal ou un personnage que vous appréciez, comme la grenouille se transforme en princesse.


Recommencez jusqu'à ce que l'image s'évanouisse complètement, ou jusqu'à ce qu'il n'apparaisse plus qu'une "princesse".



Dans tous les cas, dites-vous bien que cette pensée insistante finira par prendre moins de place, jusqu'à s'évanouir, comme toutes les autres. Ce n'est qu'une question de temps.


Dites-vous aussi que le temps passé à vous triturer avec cette pensée est du temps perdu à vous consacrer à quelque chose de grand, à votre mission, à votre évolution, à votre éveil.