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Ce qui nous empêche d'être heureux - Explications métaphysiques

12/24/2025

SOMMAIRE

1 - Nous ne savons pas ce que nous sommes (Je)

2 - Nous ne connaissons pas le but de notre vie (But)

3 - Nous nous croyons limités (Liberté)

4 - Nous nous croyons séparés les uns des autres (Amour)

5 - Nous nous croyons mortels (Mort)



Introduction : 5 erreurs existentielles qui nous privent du bonheur


Une profonde mélancolie, une sensation de manque, une impression de tourner en rond, un manque de sens... ce sont les ressentis d'un vide existentiel


La sensation de ne pas être heureux... sans savoir pourquoi. Et des questions qui restent sans réponses.


Qu'est-ce que je fais là ? A quoi je sers ? A quoi bon ?


Questionnements qui s'accompagnent du sentiment d'être incompris et qu'il n'y a pas vraiment d'issue à ce mal-être indescriptible.


Mais il y a toujours ces causes liées à une souffrance. On peut trouver des causes psychologiques, des causes familiales, des causes génétiques, des causes environnementales


Mais quand on parle de vide existentiel, il s'agit de causes premières, de causes métaphysiques.


Celles qui précèdent toutes les autres. Les causes profondes, les causes spirituelles.


Quand il s'agit d'un lourd sentiment de mal-être sans raison particulière, on peut tenter d'étudier notre manque de connexion avec notre essence première.


Parce que ce n'est pas notre ego qui nous réclame quelque chose. C'est notre Être.


C'est un besoin plus grand et plus profond. C'est un besoin de l'esprit, un besoin de vérité, de connaissance et d'essentiel.


Un besoin inconscient mais plus que pressent.


Les réponses évasives et douteuses n'ont plus leur place. Vient alors le moment de s'interroger sur le véritable sens de l'existence et sur l'origine de l'univers et de trouver des réponses logiques et rationnelles.



1 - Nous ne savons pas ce que nous sommes vraiment


On ne parle pas de QUI nous sommes, mais de CE QUE nous sommes.


Car nous savons QUI nous sommes : un être humain avec une histoire, une personnalité, une identité, une famille, un travail, des émotions, des sentiments...


QUI suis-je ? "Je suis Pierre, j'ai 34 ans, je suis boulanger..."


"Pierre", "34 ans", "boulanger" : ça c'est le "QUI".


Mais ce qui nous intéresse, c'est ce qui se cache derrière "JE", "JE SUIS"


Qu'est-ce que ce "JE" ?


Et sommes-nous capables de répondre à ces questions essentielles :


  • Qu'est-ce que JE SUIS ?

  • Pourquoi JE vis ?

  • Qu'est-ce qui fait que JE est conscient ?


Il y a bien des réponses à ces questions, mais :


  • Notre éducation ne vous donne pas accès à cette connaissance

  • Notre culture se base sur de fausses idées

  • Nos croyances ancrées érigent en nous une barrière mentale

  • Notre mental ne veut pas voir la réalité en face

  • La science matérialiste impose son seul point de vue


Le problème de cette ignorance, c'est que nous avons le plus grand mal à vivre en paix.


Nous avons besoin de connaître l'essentiel, de savoir CE QUE nous sommes. De comprendre les fondements premiers de l'existence, à savoir :


  • D'où vient l'univers ?

  • Qu'est-ce que la conscience ?

  • Pourquoi l'être et pas le néant ?


Et aussi : Où allons-nous ?


Comment savoir vers où nous diriger quand nous ne savons pas d'où nous venons ?


Ignorer les vérités métaphysiques sur le fondement de toute chose (et donc de soi-même), c'est :


  • rester dans le flou, l'incertitude, ne pas trouver sa place

  • manquer d'énergie et d'entrain

  • déprimer parce que nous ne voyons pas l'intérêt de vivre

  • être instable et déséquilibré

  • s'énerver pour un rien

  • craindre la mort et la séparation

  • ne pas s'accepter


On ne peut jamais se satisfaire de l'ignorance.


L'être humain est curieux de nature. Ce n'est pas qu'il ne veut pas savoir, c'est qu'il a peur de ce qu'il va découvrir, peur de la vérité ; il préfère donc s'en éloigner.



Sens de l’existence : l'interrogation fondamentale


Nous avons parfois tout pour être heureux. Et pourtant, quelque chose ne va pas. On se sent insatisfait, vide, incomplet.


Au départ, on peut avoir une famille aimante et une vie professionnelle riche. En apparence.


On peut être très entouré mais se sentir désespérément inutile, inintéressant, et pas du tout à sa place. Vraiment profondément.


Puis, petit à petit, les choses empirent : excès de rage et de colère, déprime s'aggravant vers une dépression, burn out...


Quand on a l'impression de tourner en rond comme un oiseau en cage, c'est qu'il est temps de changer les choses.


Un être humain est bien plus qu'un corps biologique, qu'un ego animé de sensations et de sentiments. Il est bien plus que ça. Et nous le savons bien.


Obtenir des réponses claires devient urgent.


Aucune raison de poursuivre des objectifs, de vouloir donner du sens à sa vie quand nous ne savons pas ce que nous sommes.


Même s'il est vrai que certains s'en accommodent très bien et se complaisent dans une vie simple faite de moments tranquilles en famille, sans se poser de questions.


Ils sont heureux comme ça. Pour eux, ces notions de sens et de questions existentielles ne sont pas si présentes et si pressantes.


Mais de plus en plus des interrogations s'imposent dans nos têtes et dans nos vies.


Nous voulons aller à l'essentiel, avoir du temps pour soi, créer, ne plus se perdre et effectuer un travail qui fait sens.


Un pas vers la connaissance de soi


Dans "connaissance de soi", nous pouvons inclure :


  1. La connaissance métaphysique : ce que nous sommes fondamentalement (un esprit, un corps, une énergie... ?), d'où nous venons (quelle est "l'origine" de la vie, de la conscience ?) et où nous allons (quel est le but de l'existence, vers quoi se diriger, qu'est-ce que la mort ?)

  2. La connaissance psychologique : pourquoi les émotions, la peur, comment contrôler le mental, trouver la paix intérieure ou entretenir des relations saines...?

  3. L'introspection : quelles sont nos valeurs, talents innés, compétences, besoins, envies, rêves...? Comment utiliser nos expériences, se remettre en question...?


Se connaître, c'est comprendre ce que nous sommes véritablement, c'est-à-dire :


  • une conscience (et non un corps constitué d'une conscience)

  • de l'énergie (et non de la matière)

  • de l'amour (et non de la séparation)

  • l'Être (et non l'ego)

  • un être éternel (et non mortel)


Ainsi, nous parviendrons petit à petit à :


  • calmer nos émotions, mieux cerner nos réactions

  • prendre du recul, savoir lâcher prise

  • prendre confiance en soi

  • mieux comprendre les autres et améliorer nos relations

  • vivre plus en harmonie avec soi-même et avec le reste du monde


Mais comment se connaître vraiment ?


Faut-il méditer, pratiquer l’hypnose, l'introspection, réaliser des bilans de compétences, connaître ses valeurs de vie...?


Oui. Cela nous aide à avancer et à comprendre nos besoins.


Mais ce ne sont que des connaissances superficielles, et qui concernent l'ego. Ce ne sont pas les connaissances fondamentales, les explications des causes premières de notre existence.


Le véritable enseignement vient de la métaphysique.


Pour comprendre ce que nous sommes vraiment, nous devons apprendre cette discipline qui est l'étude des fondements de "Tout ce qui est" : l'univers, la conscience, l'existence.


C'est la base de toute chose. Et par où démarrer notre investigation, si ce n'est par l'étude du néant ? Impossible de commencer l'étude de l'être sans déjà comprendre le non-être.


Contrairement à ce qu'on dit, il y a bien des réponses et des explications à l'origine de l'existence et de la conscience, pour peu d'être assez ouvert d'esprit pour les entendre.


Il nous faut partir d'une réflexion qui ne se base que sur des certitudes. C'est ce que propose la haute métaphysique de Frank Hatem, qui est la seule à proposer une théorie cohérente, logique et rationnelle.


Elle n'est pas difficile à comprendre. Mais elle peut être compliquée à intégrer car elle est déconcertante et déroutante pour notre mental, qui n'a pas l'habitude de voir le monde sous un nouvel angle.



Simple, basique : apprendre les fondements


Ce que nous sommes vraiment, c'est le Soi, l'Être ou l'Esprit (c'est la même chose).


Le reste (l'ego, la personnalité, l'identité...) n'est qu'un moyen, un outil, une façon illusoire d'être le Soi (mais qui ne dure pas).


Le but de l'être est d'engendrer toujours un peu plus d'amour, d'unité, de paix (sans jamais y parvenir dans l'absolu).


C'est ce que nous voulons être, dans le fond. C'est ce que nous cherchons tous à être. C'est ce que veut notre Être.


Mais dans notre quotidien, nous sommes aveugles et sourds sur ce qu'est la vraie réalité de notre monde. Nous voyons tout à l'envers, si bien que nous ne comprenons pas pourquoi nous souffrons, pourquoi il y a des catastrophes et des malheurs.


Et nous avons peur de mourir.


Alors qu'il suffirait de voir les choses autrement, en intégrant petit à petit que :


  • notre esprit ne meurt pas

  • nous ne vivons pas "dans" un univers effectif

  • l'univers est le produit de notre conscience

  • les souffrances ont toujours une raison d'être

  • il n'y a pas de hasard, tout a un sens


Quand nous comprenons que nous sommes un être avant d'être un ego, alors nous savons aussi que nous sommes totalement libres, que nous sommes la connaissance absolue.


Même si le fait d'avoir cette connaissance n'écarte pas les difficultés de la vie, elle s'introduit petit à petit en nous comme une évidence et nous transforme progressivement.


Certaines souffrances s’atténuent alors, car elles sont simplement comprises.


La connaissance et l'acceptation profonde de ces concepts métaphysiques est ce qu'il y a de plus efficace pour faire évoluer notre esprit. Cette connaissance peut radicalement changer la vie, car nous ne voyons plus celle-ci de la même façon.




2 - Nous ne connaissons pas le but



Savons-nous ce qui nous porte réellement et ce que nous devons en faire ?


Avons-nous une direction claire de notre objectif de vie ?


Connaissons-nous nos motivations profondes ?


Il est assez rare en fait de pouvoir définir précisément notre mission, notre grand "pourquoi".


Mais avant de trouver un but personnel, ne faudrait-il pas d'abord comprendre Le grand but, le but ultime, le but absolu si on parle au niveau métaphysique de l'être ?


Cette connaissance sera précieuse pour nous aider à trouver l'énergie, à aller de l'avant et à avancer vers nos objectifs personnels


Pour tous, pour tous les êtres, ce but ultime est le même. C'est le même désir.


Ce but universel, c'est l'unité.


Car nous sommes des "corps" - des "limitations" séparées (finies) - en quête de fusion et d'unité (infini). Nous sommes des "multiplicités" qui aspirent qu'à faire Un.


Le grand Tout -Tout ce qui est - tend vers l'infini (ou vers l'unité c'est pareil, car ce qui est Un est infini, sinon c'est "fini").


Mais n'y arrive jamais (il n'y aura jamais de "bout" à l'infini). Il n'y a donc que des "finis".


Le Tout ne peut se manifester que sous forme de "séparations" appelées egos. Chaque végétal, minéral, animal, humain est un ego à sa façon.


Métaphysiquement, au niveau de l'être, nous sommes déjà cette unité. Mais au niveau de l'ego, du mental, nous nous croyons "séparés", individualisés.


Notre être cherche sans cesse "à faire un" inconsciemment. Cette recherche, c'est ce qu'on appelle l'Amour (réunifier), dans tous les domaines et à chaque instant.


L'amour universel est partout. Il est même présent quand il s'agit de haine. Parce que, quand on hait quelqu'un, ce qu'on souhaite au fond c'est que l'autre soit en accord avec nous, donc qu'on fasse Un.



Sans but, pas d'énergie


Le but nous donne l'énergie nécessaire pour avancer chaque jour. Nous permet d'accomplir pleinement notre incarnation, d'exprimer notre potentiel, d'expérimenter ce que nous sommes vraiment.


Le but est lié à la question du sens.


Cette quête existentielle interroge en vue de clarifier notre chemin de vie. Cette quête est d'ordre spirituel : nous sommes appelés par quelque chose de plus grand que nous.


L'humanité évolue et donc tend à progresser vers cette recherche existentielle, cette quête de soi.


De nombreuses difficultés, maladies ou souffrances sont consécutives au sentiment de vide existentiel.


Voici à quoi mène ce manque de sens :


  • anxiété, phobies, angoisses, stress, burn out, fatigue chronique

  • dépression, ennui, passivité,repli sur soi

  • recherche d'échappatoires (dépendances)

  • suractivité, recherche de pouvoir et de reconnaissance



Le bonheur est-il dans la visée d'un objectif ?



Éviter la moindre occasion de se retrouver seul, dans le silence, face à soi-même, est considéré comme de l'ennui, alors qu'en fait il s'agit d'une peur du vide, du néant, de notre essence, notre Soi.


Alors, nous courrons après le temps, à la poursuite d'une nouvelle passion, d'une nouvelle formation, d'un nouveau sport ou de nouveaux biens matériels pour remplir ce vide.


Et une fois acquis tout ça, la lassitude reprend, alors nous courrons après une autre "dernière nouveauté".


Parce que les biens matériels, les occupations et loisirs en tout genre ne remplissent pas pas vraiment, ne comblent pas le sentiment de vide. Ce sont des remplissages superficiels.


Et donc, qu'est-ce qui remplit véritablement notre être ?


Les réponses se trouveront du côté d'activités manuelles, artistiques, sociales, intellectuelles, spirituelles, communicatives, créatives...,


Des activités véritablement humaines, quoi, qui correspondent à notre véritable nature profonde.


Des activités du Soi, de l'être. Qui élèvent les vibrations.


Mais quelle tâche est faite pour moi ?


Beaucoup d'entre nous ne savent pas quoi faire. Parfois nous le savons (inconsciemment), mais ne le réalisons pas. Parfois nous essayons, puis doutons, échouons. Alors qu'il aurait peut-être fallut persévérer. Parfois, c'est tellement évident que nous passons à côté sans nous en rendre compte.


Il y a pourtant souvent quelque chose, en chacun de nous, qui est là, en latence, qui nous attend, qui ne nous a jamais quitté. Une façon d'être, un désir enfoui, un besoin inconscient, un rêve caché. Une chose qui est "soi", rien de plus.


C'est bien dans cette direction qu'on peut trouver notre bonheur.


Cela implique peut-être de construire son quotidien autour de cette priorité : s'accorder plus de temps pour ça à côté du travail, s'isoler davantage, changer son environnement... pour s'occuper de soi et de ses intérêts personnels.


Connaître ce sentiment d'être pleinement en accord avec son être, c'est cela être aligné, être connecté au Soi, avec le tout. Et donc se rapprocher du but : infini, unité, paix.


Cela n'a pas de prix.


Paradoxalement, se concentrer "égoïstement" sur ce que nous sommes vraiment nous rapproche des autres.


Oui, s'illuminer soi-même c'est éclairer tout autour, c'est apporter de hautes vibrations aux autres.


On l'aura compris, le bonheur ne se résume pas aux possessions et réussites comme gagner au loto, être en couple, avoir des enfants, remporter un prix, réussir ses études...


Car ni l'amour (à distinguer de l'Amour), ni l'argent, ni la reconnaissance ne pourrons jamais donner entière satisfaction.


  • D'une part parce que ceux-ci sont éphémères, et l'homme en veut toujours plus.


  • D'autre part, parce que le bonheur ne réside pas dans l'"avoir", mais dans l'"être" (qui voulons-nous "être" ?)


Enfin, parce que ce n'est pas la réussite d'un objectif qui rend heureux, mais sa vision.

Tous ceux qui sont parvenus à leurs objectifs estiment après coup que "l'idée", la représentation de l'atteinte d'un objectif rend plus heureux que son aboutissement, sa concrétisation.


Ce qui rend heureux, c'est la poursuite d'un but, c'est le fait de se fixer des objectifs qui sont alignés avec ce que nous sommes profondément.



4 grandes causes que nous poursuivons tous



Cette course vers l'unité (ou l'infini, cela revient au même) passe par 4 principales causes que nous allons poursuivre inconsciemment dans notre vie.


Elles sont communes à tous, car c'est au au niveau du Soi (conscience universelle) que cela se passe.



- la Vérité : la recherche de connaissance, de savoir répondant à une curiosité naturelle : l'envie de comprendre qui on est, d'apprendre, d'engendrer des bagages qui constitueront nos mémoires. Cette curiosité de la nouveauté, de l'actualité, de la rareté, de l'innovation, est en chacun. Même si l'être possède déjà la connaissance universelle, le mental cherche à se la rappeler toute sa vie.


- l'Expérience : la seule façon d'avancer vers l'infini et donc d'évoluer dans le but de trouver la paix (l'unité), c'est d'expérimenter dans la matière, dans le corps. Pour trouver l'équilibre et l'harmonie de l'unité, nous devons connaître son état contraire : la séparation, et donc les crises, les difficultés, la souffrance. Seule l'expérience matérielle éveille l'esprit.


- l'Amour : nous aspirons tous à devenir un. Or, on ne peut ré-unir que s'il y a d'abord séparation. Notre besoin constant de retrouver l'unité explique toutes les formes d'amour : l'amour pour une personne, pour un animal, pour la nature, pour une passion, pour un travail, pour une œuvre. Tous les amours terrestres sont des formes de l'Amour universel.


- le Désir : l'envie d'avancer, d'évoluer, de progresser, l'espoir qui nous dépasse, l'instinct de survie... tout cela exprime la force vitale, l'essence de l'être. Cet élan naturel est source d'énergie première, moteur fondamental de l'existence. Comme la graine est poussée à germer, nous sommes poussés à aller de l'avant, sans cesse.




Comment savoir ce qu'on veut ?



Nous avons tous des talents, des compétences, des qualités spécifiques.


Ils font partie de notre personnalité, de mémoires qui nous constituent depuis toujours, et même bien avant notre naissance.


Nous n'avons pas à les chercher bien loin. Ces qualités sont présentes en nous ici et maintenant. Il n'y a plus qu'à les mettre en avant pour les rendre visibles et les utiliser au quotidien.


Nous avons des facilités pour certaines tâches, certaines activités : c'est notre zone de génie, celle qui nous transporte.


Ce qui donne vraiment du sens à notre existence, c'est de cela dont nous devrions faire un objectif de vie.


Quelque chose qui n'a rien à voir avec le plaisir ou un désir passager. C'est plus profond : ça nous transcende, nous appelle, nous dépasse.


Il s'agit de ce qui nous inspire au plus profond de nous, depuis toujours. Notre élan de vie.


Si nous ne sommes pas obligés de conquérir le monde avec notre talent, nous pouvons quand même nous en servir afin de trouver une raison de vivre.


Quelle place souhaitons-nous occuper ? Qu'est-ce que pour nous "donner aux autres" ? Comment le matérialiser ? À quoi voulons-nous être utile ?


Ce que nous sommes profondément, nous devons l'utiliser et le transmettre.


"Ce que tu veux pour toi, donne-le à un autre. Plus tu enverras ce message à un autre, moins tu devras te l'envoyer à toi-même." Neale Donald Walsch - Conversations avec Dieu




3 - Nous nous croyons limités



La plupart des gens pensent qu'ils ne sont pas libres et créateurs de leur vie. Ils pensent que ce qui leur arrive est dû au hasard, à la chance ou à la malchance, et à des événements extérieurs complètement indépendants d'eux-mêmes.


Le problème avec cette façon de voir, c'est qu'on prend la place de victime.


C'est-à-dire accuser les autres, le système, l'état, le voisin ou toute autre personne ou situation qui nous aurait causé du tort.


Alors, nous intentons des procès, nous haïssons le "coupable", nous portons plainte, nous nous plaignons, nous en voulons à la terre entière, etc.


Mais est-ce qu'on se remet en question ?


Accuser ne permet à personne de sortir de cette boucle infernale des pensées négatives et rend encore plus malheureux.


Remettre toujours la faute de ce qui nous arrive sur les autres nous empêche d'avancer. Nous devrions plutôt réfléchir à notre propre responsabilité.


La raison de ce rejet de toute responsabilité nous vient de notre éducation, de la société, mais surtout des croyances répandues et erronées, par manque de connaissance spirituelles.


Et le principal problème provient déjà de la croyance en notre "finitude" :


  • nous considérons qu'à la mort du corps physique, tout s'arrête

  • nous pensons que l'univers est extérieur à nous, à notre conscience

  • nous croyons en la matière, mais pas en l'esprit


Nous voyons tout à l'envers.


Ces croyances - qui font partie de nos mémoires depuis toujours - provoquent un blocage du mental. Une fermeture à une autre façon de penser. Mais l'expérience terrestre est là pour nous rappeler la nécessité de réfléchir par soi-même et de remettre en question ces croyances.


Si on ne se croit pas libre et créateur, on continue d'expérimenter les mêmes situations difficiles dans notre existence. Ces rappels du Soi ont un but : nous faire réagir. Nous réveiller. Nous éveiller.


La plupart du temps, nous préférons d'ailleurs ne pas nous savoir libre. Parce que trop de liberté fait peur. C'est pourquoi nous nous fabriquons des limitations (mentales ou physiques) pour nous rassurer, nous sécuriser.


Pourtant, en étudiant la métaphysique, on se rend compte qu'on est totalement libre dans l'instant présent. Et que nos freins, nos peurs, ne sont que des croyances.




Le temps des prises de conscience



Il faut du temps pour comprendre tout cela. Comprendre qu'il ne sert à rien de déverser ce qui nous rend malheureux sur le dos de nos parents, notre conjoint, un client, un voisin, de la vie elle-même.


Du temps pour comprendre que tout problème de mal-être vient de soi, même si ce sont des événements apparemment extérieurs qui en sont la cause. Qu'il n'y a pas de hasard et que tout ce qui nous arrive est utile à notre évolution spirituelle.


Ce n'est pas une tâche facile, mais il n'en tient qu'à soi-même de changer ce qui ne va pas dans sa vie.


Pas facile, car cela doit forcément remettre en cause certaines habitudes : peut-être changer de travail, se séparer, vivre loin de sa famille. Oser et assumer un choix est compliqué. Car cela peut impliquer rejets ou difficultés financières par exemple.


Et pourtant, la vie nous aide dans les moments de transitions. De toute façon, quand on arrive au bout, au plus bas, y a t-il une autre solution ? Car :


  • soit nous poursuivons notre vie comme si de rien n'était, en taisant notre souffrance intérieure et en continuant d'accuser "l'extérieur"

  • soit nous comprenons que le changement ne peut venir que de soi, et donc nous agissons dans ce sens et en assumons les conséquences


Dans le premier cas, si nous persistons dans une voie qui ne nous correspond pas, et la vie elle-même viendra nous rappeler à l'ordre tôt ou tard pour nous dire qu'il est temps d'agir. Elle nous enverra alors un message qui sera on ne peut plus explicite. Et si nous ne réagissons toujours pas, elle ne nous fera pas de cadeau (seul moyen de se faire entendre).


Oui, il arrive un moment où il faut penser à soi.


Parce que trouver le bonheur en soi est la seule façon de le transmettre ensuite aux autres. Quand nous montrons aux autres que nous sommes heureux, nous leur donnons l'exemple de l'être à leur tour.


Il faut donc en passer par là. Retrouver sa pleine responsabilité et ne plus subir, ne plus souffrir.


Redevenir créateur de sa vie : choisir et assumer ce qu'il y a de meilleur pour soi, faire de sa qualité de vie une priorité, vivre avant tout pour soi. Ce n'est pas égoïste, c'est nécessaire.




Sommes-nous vraiment libres ?



En quoi disposerions-nous d'une liberté absolue ?


Comme nous l'avons évoqué, ce que nous sommes au plus profond de nous c'est : l'unité absolue, la perfection absolue, la liberté absolue.


Absolu que nous n'atteindrons jamais. Nous sommes obligés de nous donner des limites : notre corps, notre ego.


Mais au niveau métaphysique de l'être, nous sommes le tout. Et si nous sommes le tout, alors nous sommes Un. Tout est compris dans ce "un" : toute la connaissance, toute la liberté, toute la perfection.


Notre être est libre. Mais notre ego n'en a pas conscience. Il ne le sait pas parce que son rôle est de se croire limité. Notre mental nous a toujours imposé ses limites, c'est normal : le fait même d'être conscient est une limitation.


C'est pourquoi nous avons de grandes difficultés à comprendre que nous sommes entièrement libres (au niveau du Soi).


La liberté totale fait peur, elle renvoie au chaos, au néant.


Ce que nous sommes est le résultat de nos croyances, de nos pensées, de nos mémoires d'hier.


Mais nous avons le pouvoir de décider de les changer dans l'instant présent - instant présent qui est la seule réalité (mais réalité éphémère, puisque à chaque instant nous sommes un nouveau "nous-même").


Nous sommes en partie libres de nos choix.


Et que se passe-t-il quand nous comprenons que nous sommes le créateur de notre vie ?


Eh bien nous prenons nos décisions en connaissance de cause.


Pas dans le sens où nous serons jugés sur nos actes. Il n'y a pas de "punition" si nous agissons "mal", nous n'irons pas en enfer si nous ne faisons pas "le bien".


Le bien et le mal ont été inventés par les humains. Le Soi ne juge pas.


Non. Dans le sens où nous aurons le pouvoir de choisir entre ces deux options :


- adopter une attitude ou un acte d'amour qui nous dirige vers l'unité. Et donc opter pour la paix et l'équilibre (faire un)


- opter pour un comportement ou une réaction de peur qui confirme notre sentiment de division et nos limitations vis-à-vis de tout ce qui nous entoure (séparation)


Reconnaître que nous sommes libres et créateurs nous fait préférer le premier choix.




Comment se sentir libre ?


Dans un premier temps, se rendre compte que nous attirons souvent les mêmes problèmes, les mêmes parcours négatifs ou les mêmes types de relations. En prendre conscience, c'est un premier pas.


Dans un deuxième temps, modifier nos réactions face à ces problèmes pour ne plus qu'ils se reproduisent.


Il ne s'agit pas de chercher la perfection à chaque instant. Étant tous dotés d'un ego qui nous limite, la perfection est impossible.


Il s'agit simplement de prendre conscience de nos décisions. Et si ces décisions ont engendré des situations qui ne nous conviennent plus, faire des choix différents la fois suivante.


Telle décision sera bonne pour l'un et mauvaise pour l'autre. C'est pourquoi une décision doit être pensée selon nos propres besoins et valeurs. Si tel est le cas, cela nous mènera forcément vers plus de perfection et d'unité.


Car quand nous répondons à un besoin profond, un besoin spirituel, nous sommes pleinement dans l'évolution de notre être, et cela même est parfait.


Aussi, plus nous sommes "conscient", plus nous évoluons et nous rapprochons de ce que nous sommes vraiment. Et plus nous évoluons, plus nous trouvons de paix.


Être heureux, c'est être dans l'instant présent, connecté au Soi. En même temps seul (un seul Être), en même temps connecté à tout l'univers (le Tout). Nous sommes devenus nous-même.



4 - Nous nous croyons séparés les uns des autres



Sommes-nous "Un" ou "plusieurs" ?



Il est normal de se croire séparés les uns des autres : c'est la fonction n°1 de notre mental.


Mais en réalité, nous sommes tous un. La séparation est simplement psychologique.


Alors, pourquoi avons-nous cette impression ?


Pour saisir les concepts métaphysiques de base, il faut s'intéresser au Tout, à "tout ce qui est".


Nous conviendrons que le grand tout contient tout l'univers, tout le vivant, toutes les planètes, tous les systèmes solaires, le haut, le bas, le vide, le plein, la matière, l'énergie..., bref : tout.


Et rien au-delà.


Cela paraît évident.


Maintenant, si nous mettons tout ce qui existe dans "le grand Tout", quel reste-t-il ?


Rien. Puisque tout est "le tout".


Seulement, il nous est impossible de nous représenter cela dans notre tête. Nous ne pouvons pas nous imaginer mentalement le tout, par exemple en le dessinant sous forme de cercle.


Car il n'y a pas de délimitations au tout.


Si nous imposons une délimitation au tout, cela veut dire que le tout est "fini". S'il est "fini", alors nous pouvons lui ajouter quelque chose. Il ne s'agissait donc pas du grand Tout.


Incluons "tout" dans le tout, et essayons de nous imaginer un tout sans limites, un tout infini.


Difficile, n'est-ce pas ?


C'est même impossible de s'imaginer le tout sans limites, parce qu'en réalité nous sommes en train d'essayer d'imaginer l'infini.


Or, notre mental ne le peut pas, puisqu'il ne connaît que le "fini". Il fixe naturellement des limitations à toute chose. Il ne peut pas faire autrement.


Quand on pense au tout, on s'imagine forcément "un contenant". Or, si l'on comprend bien le concept du tout, on se rend compte qu'il est infini : il n'a aucun périmètre.


Le Tout est infini.



Si nous sommes le tout, alors nous sommes l'infini ?



Qu'est-ce que cela veut dire, que le Tout est infini ?


S'il est infini, cela signifie qu'il n'est pas "fini". Et ce qui est encore lus difficile à entendre, c'est que si le tout est infini, alors il est nul. Sinon, on pourrait le compter (1, 2, 3..) et alors il serait "fini".


Certes, le Tout n'est pas nul en soi, du point de vue de notre perception, mais il est nul d'un point de vue métaphysique.


C'est compliqué pour le mental, et en même temps si simple. Bien plus simple que toutes les grandes équations mathématiques qui de toute façon en arrivent toutes à la même conclusion de l'infini.


Ce raccourci paraît fou et d'une simplicité extrême, et pourtant il n'y a rien de plus logique. Nous voulons toujours tout compliquer, par peur du vide, du néant. C'est la raison pour laquelle on en parle très peu.


Bien sûr, dire que le tout est égal à zéro implique le fait que rien n'existe, que nous ne sommes rien, que nous sommes nul.


Cela fait fuir tout le monde : les scientifiques et la plupart des gens. Car cette affirmation mène tout droit à l'idée de néant, ce qui est insupportable pour le mental. Ce n'est pas seulement la crainte des mots, c'est une peur psychologique inconsciente.


Mais il ne faut pas en avoir peur, puisque nous ne serons jamais le néant. Il faut au contraire essayer de comprendre tout cela pour se défaire de ses peurs.


Nous ne serons jamais "néant". Nous aurons toujours la sensation d'un univers, d'une identité. Nous aurons toujours l'impression d'être quelque chose.



Notre conscience de l'autre



Tout est un. Entre deux êtres il n'y a pas de frontière nette.


Car où s'arrête précisément la conscience de l'un envers l'autre ?


Admettons que la personne en face de moi soit complètement indépendante de moi. Dans ce cas, comment puis-je la percevoir ? Peut-être que ma conscience pour la percevoir s'arrête à un endroit donné, et que "la personne" commence à un autre endroit ? Mais où, alors ?


Impossible. Aurions-nous conscience d'une personne si celle-ci n'était pas dans notre conscience ? Non.


On voit bien que tout est lié. Que l'autre fait partie de nous-même.


Quand nous regardons quelqu'un, nous avons bien conscience de regarder cette personne. Mais qu'est-ce qui regarde ? Nos yeux ? L'œil est un outil pour voir. Qu'est-ce qui nous permet d'avoir conscience de la personne en face de nous ?


Cela ne peut-être que l'esprit.


L'esprit est partout. Il ne peut pas être en un lieu précis, stopper, être en un autre lieu, ailleurs. Cela n'a pas de sens. L'esprit est un, la conscience est une. Il n'y a qu'un être, qu'un Soi.


Et cet être universel se manifeste de mille et une façons, sous toutes les formes possibles, toutes différentes les unes les autres. Mais des formes illusoires. Car dans le fond, toutes ces formes sont un esprit unique.


Celui-ci ne se divise pas, ne se sépare pas, ne se fractionne pas. Nous formons tous un seul et unique être. La séparation entre nous n'est qu'apparente, n'est que supposée, imaginée.


Mais nous avons besoin de cette séparation illusoire pour exister dans la matière. Car il n'y a que par cette sensation de matière qu'on peut expérimenter toutes les dualités, ceci dans un but d'évolution.




Notre rapport aux autres



Quand on ne se pose pas ce genre de questions existentielles, ça paraît évident pour tous que nous sommes séparés les uns des autres.


On se voit nous "ici", et tous les autres "en-dehors". On s'imagine que l'autre est extérieur à soi, indépendant de soi, et qu'il possède son propre esprit, bien sûr. Et pourtant...


Le problème, en pensant comme ça, c'est que dès qu'on va mal, on retourne la faute sur les autres. On peut se montrer agressif sans se rendre compte du mal qu'on inflige et par la même occasion qu'on s'inflige à soi-même.


Quand on va mal, il faut bien qu'on s'en prenne à quelque chose ou quelqu'un. On se croit victime de son malheur. On pense que tout ce qui est autour de nous - l'univers, la vie, les gens, la société - est responsable de notre malheur.


Sauf que c'est à l'intérieur de soi que les problèmes extérieurs se résolvent.


Quand on n'a pas cette connaissance métaphysique, on ne sait déjà pas ce qu'on est - notre vraie nature -. On ne se sait pas créateur et on ne sait pas non plus pourquoi on fait les choses, ni quel est le but de notre vie.


On ne sait pas qu'il y a des réponses aux grandes questions de l'existence.


Et puisqu'on est persuadé que les autres n'ont rien à voir avec nous, nous leur en voulons et nous défoulons sur eux. Le monde tel qu'il est aujourd'hui est le reflet de l'ignorance de tous.


En réalité, nous sommes tous un, un seul esprit. Tout l'univers, tous les animaux, les végétaux, les minéraux sont une seule et unique conscience.


La différence entre chaque être relève simplement d'une différence de forme, d'ego, de densité d'énergie. Cette forme est illusoire, mais la conscience (ou l'esprit) est unique et en toute chose.


Tout est conscience. Les arbres, les rochers, les insectes... ont tous une façon à eux d'être conscients. Ils sont tous une forme de conscience. De part le fait que chacun place tout autre objet à l'extérieur de lui, alors cela est une forme de conscience. Et tous ces êtres - tout - évoluent sans cesse.


Grâce à cette connaissance, notre vie change. Nous ne pouvons plus faire de mal à qui que ce soit. Nous nous éveillons.




Intégrer l'autre comme étant soi



Quelles sont les conséquences du sentiment de distinction ?


Le fait de se croire séparés les uns des autres entraîne forcément des conflits.


C'est ce qui explique les violences ou les guerres. Je crois que l'autre est différent de moi, or je voudrais qu'il soit comme moi. Alors, je le "force" à être comme je l'ai décidé.


Mais ce que je n'ai pas compris, c'est que l'autre est une part de moi-même, qu'il fait partie de moi, qu'il est à mon image.


Car dans le fond, nous sommes et voulons tous l'unité. L'amour est un principe premier. Il correspond à notre volonté d'unification avec le tout.


Vouloir que l'autre soit d'accord avec soi, c'est de l'amour. Même si cette forme d'amour doit engendrer la haine ou l'agressivité.


Tout comme la jalousie, l'antipathie, la malveillance, la querelle, le rejet, la vengeance, le dégoût, la rancœur, etc. sont des émotions d'amour.


Notre ego rejette l'autre ego, alors même que notre être veut "unir", en faire notre semblable. C'est tout le paradoxe. Ce sentiment de séparation est naturel.


D'ailleurs, on ne pourrait pas aimer quelqu'un si nous ne nous en sentions pas d'abord séparé.


Mais plus nous intégrons l'autre comme étant nous-même, et moins nous connaissons de sentiments contraires à l'amour.


Si nous étions réellement séparés, nous n'aurions même pas conscience "d'un autre". Nous n'aurions pas de "relation". Aucune communication ni aucune connexion ne serait possible entre nous.


Que nous aimions l'autre ou pas, un lien nous unit inévitablement.


L'amour est une ré-unification. Mais jamais effective, concrète. Même si nous aimons une personne, nous ne pouvons jamais être en fusion totale et absolue avec elle.


Car dans notre essence nous ne sommes qu'un. Mais notre mental, au contraire, nous impose une séparation inéluctable. Nous voulons la fusion mais elle est impossible.




Comment mieux vivre nos interactions sociales ?



Pour accepter cet autre que nous croyons extérieur mais qui est le même esprit que soi, nous agirons en conscience.


Face à un conflit avec une personne, la meilleure attitude à avoir afin de ne pas réitérer ce genre d'épreuve, est de :


1 - prendre de la hauteur vis-à-vis de la situation. Ne pas être dans la réaction impulsive, irréfléchie, brutale et automatique. Se mettre à l'écart (physiquement ou émotionnellement) et se poser. Travailler d'abord sur ses propres émotions avant de réagir.


2 - comprendre que l'attitude de l'autre a une raison d'être en fonction de son passé, de ses difficultés, de ses croyances. Et que notre propre attitude provoque aussi inconsciemment une réaction spécifique chez l'autre. Il nous renvoie l'image que nous avons de nous-même.


3 - s'expliquer calmement et fermement (plus tard si nécessaire), simplement en indiquant à l'autre que son comportement nous a blessé pour telle ou telle raison.


C'est en se changeant soi-même, en changeant notre propre réaction que nous évitons de futurs conflits.


Si nous réagissons toujours de la même façon, nous reproduisons inévitablement les mêmes schémas.


Alors que si nous changeons d'attitude, nous créons une modification interne qui va se répercuter à l'extérieur, en occasionnant un nouvel environnement.


Nous sommes des créateurs.


Tant que nous ne changeons rien, il n'y a aucune raison que notre monde change. Tout dépend de nous.


Mais toutes nos expériences sociales sont utiles à notre éveil. Tout cela doit exister pour nous faire réagir, pour nous faire progresser.


Chacun est utile. Chaque relation est utile car elle nous permet d'en apprendre un peu plus sur nous. L'autre est nécessaire à notre progression spirituelle. Il est même indispensable d'être confronté à l'autre pour comprendre qui on est.




5 - Nous nous croyons mortels



Difficile de quitter la "matière".


Selon une statistique de 2018 publiée par Statista Research Department, 31 % des français croient en une vie après la mort. Et pourtant, la plupart des gens vivent comme si tout s'arrêtait le jour de leur mort. Ils ne savent pas qu'ils sont une conscience infinie.


D'autre part, nous vivons comme si la vie n'avait pas d'importance. Nous ne pensons pas à notre mort physique. Notre vie quotidienne ne nous y incite pas. Nous oublions le plus souvent que notre cœur cessera de battre.


Nous préférons éviter le sujet. Nous rejetons l'idée même de notre mort pour ne pas avoir à s'y confronter. Notre mental est ainsi fait qu'il chasse ce qui l'angoisse.


Nous devrions pourtant nous y intéresser. Essayer de comprendre ce qu'est la mort, ce qu'elle n'est pas. Et quand on s'interroge enfin, on ne reçoit pas de réponses satisfaisantes. On est dans l'inconnu.


Même si nous sommes intimement persuadés de la survivance de notre esprit, nous savons bien qu'au jour de notre mort nous perdons tous nos repères : nos habitudes de vie, notre famille, nos loisirs, notre maison, notre corps... Et que cela est irrémédiable.


Mais ce qui fait surtout peur à notre mental, c'est de se détacher de la matière. Car tout son univers se constitue de formes, d'espace, de temps, d'objets, de sensations : vision, toucher, odorat, goût, ouïe.


Finalement, ce qui nous retient le plus est notre croyance en la réalité de la matière. Nous sommes tellement persuadés d'être "de la matière" objective, indépendante, que de se savoir "esprit" est quasiment inconcevable.


Or, les physiciens démontrent parfaitement que la matière est de l'énergie. De l'énergie en mouvement qui ne se constitue d'aucune "matière". En fait, ils ne comprennent pas la matière.


Ils ont beau l'étudier dans tous les sens, ils ne parviennent jamais à la définir. Et donc ils appellent cela énergie, ondes, information... - pour ne pas dire conscience ou esprit - . Et ils ne réussiront pas tant qu'ils ne changeront pas leur manière de penser.


Les scientifiques sont trop attachés à cette matière. Mais ce n'est qu'un "semblant" de matière, ce n'est rien d'autre qu'une "sensation" de matière.


Ils transmettent au monde entier leur détermination à vouloir comprendre ces particules de matière parce qu'ils n'arrivent pas à s'en détacher.


Admettre que la matière est une impression de l'esprit est trop dérangeant pour un mental qui a peur, qui ne souhaite pas aller trop loin dans les investigations : cela l'obligerait à changer radicalement de vision.


Personne ne pourra jamais comprendre la conscience en étudiant la matière. C'est l'inverse. On pourra réussir à expliquer la matière si on part de la conscience. C'est l'esprit, l'observation qui fait tout. Le scientifique n'est rien sans conscience, sans esprit.


Nous ne voulons pas quitter tout ce qui nous a construit jusqu'alors. Et dans l'esprit de tous, la mort signifie néant, vide, non-être. Notre psychisme ne veut pas de ça, car il est indéfectiblement lié à la matière.


Les sages et les grands éveillés savent très bien que l'esprit est l'essence même de l'être humain et que celui-ci est éternel. D'ailleurs, nous le savons tous inconsciemment.


En haute métaphysique, nous étudions l'origine de l'esprit et de la conscience. Nous comprenons que l'esprit est premier, et que notre corps n'est que la forme que notre esprit manifeste à un moment donné de son évolution.


Que l'esprit peut prendre toutes les formes d'egos possibles, et que ces formes sont impermanentes : elles changent tout le temps. Il n'y a jamais d'arrêt, il n'y a pas de commencement ni de fin à ce processus qui se passe dans l'instant présent.


Cette compréhension est indispensable pour pouvoir se détacher de la peur de la mort physique. L'attachement à notre ego, à notre personne, nous limite et nous restreint. Non seulement dans cette vie, mais aussi au moment de notre mort.


Car si nous restons attachés à la matière au moment de mourir, nous aurons alors plus de difficultés à nous élever et à passer à autre chose. Nous aurons plus de mal à transcender la matière, alors que notre être ne demande qu'à avancer sur son chemin spirituel.




Que se passe-t-il après la mort physique ?



Les scientifiques qui étudient l'univers des particules atomiques en physique quantique démontrent que la particule de matière n'existe pas si elle n'est pas observée.


Quand elle n'est pas mesurée, il s'agit d'une onde. Quand elle est mesurée, il s'agit d'une particule de matière.


Qu'est-ce que cela veut dire ?


Que la matière n'existe pas. Que la matière n'est qu'une sensation de matière.


Si la particule de matière n'existe que quand elle est observée, alors tout dépend de l'observateur lui-même. Il s'agit bien d'une conscience - l'esprit de l'observateur - qui "voit" la particule de matière.


La conscience précède la matière.


Toutes les parties de notre corps, tous les objets qui nous entourent et tout notre environnement sont constitués de particules de matière - disons des ondes. C'est-à-dire de l'énergie.


Notre corps (notre peau, nos yeux, notre cerveau...) est de l'énergie : des particules de matière en mouvement continu.


Sans la conscience, cette énergie ne prendrait pas de forme particulière. Ce qui donne la forme, c'est la conscience.


Aussi, quand la forme du corps meurt, il reste l'esprit, l'être. L'être est toujours présent, éternel. Il se manifeste ensuite sous une autre forme, un autre corps.


Toute matière est illusoire. Le corps n'est qu'une "image" de l'esprit. Une image à laquelle on a donné un nom, un lieu, une histoire... Et la suite de cette histoire s'écrira dans un prochain corps.


Parce que l'évolution est inévitable. La vie est évolution. L'énergie qui nous constitue ne s'arrête jamais d'évoluer : nos cellules naissent, vieillissent et meurent. Notre corps présent doit s'effacer pour laisser la liberté à notre esprit d'évoluer à nouveau.


Et lorsque nous empêchons cette évolution naturelle de se faire par nos résistances (peurs, croyances du mental), nous connaissons alors inévitablement des souffrances.


La conscience, même si elle joue de nombreux rôles différents, est toujours là et sera toujours là. En tant que conscience, nous sommes immortels. Nous ne serons jamais le néant.


Mourir n'est ni un danger ni un piège. Nous ne risquons pas de tomber dans le vide ou le précipice. Mourir est naturel. Mourir, c'est évoluer. On ne peut pas garder éternellement le même corps. On a besoin d'une nouvelle forme pour pouvoir continuer d'évoluer.


Ce n'est pas notre être qui s'éteint mais notre personne, notre identité, notre ego. Ce personnage qu'on s'est inventé n'a jamais existé objectivement. Ce qui est véritablement réel, c'est l'être en nous.


La conscience se croit être quelqu'un en particulier (un "conscient") dans l'instant, parce qu'elle décide de se donner ces limitations-là ici, de cette façon, et pas ailleurs. Ces limitations-là et pas d'autres. Mais ces limites (ces croyances) peuvent bouger bien sûr. Elles évoluent tout le temps.


La création (ce que créé la conscience) est permanente. Elle ne s'arrête pas un jour pour redémarrer plus tard. Tout se passe dans l'instant, tout le temps.




Comment ne plus craindre la mort ?



Lorsque nous comprenons ces vérités métaphysiques, nous réduisons notre peur de la mort.


Voici les clés acquises grâce à cette compréhension. Vous savez désormais que :


1 - L'être, qui est unique, est éternel. Aussi, l'esprit en chacun de nous ne meurt jamais. Au niveau de l'esprit, nous ne sommes donc jamais mort et jamais séparé des autres. Nous nous libérons alors des peurs liées à notre soi-disant disparition.


2 - La mort du corps physique n'est qu'un stade de l'évolution de l'être. Il n'y a donc pas lieu de s'attacher excessivement au corps et à l'ego. La vie est une succession sans fin d'existences. Il n'est pas possible de ne pas se réincarner (prendre la forme d'un autre corps).


3 - Le but premier est d'évoluer vers l'unité. L'évolution permet d'accéder à plus de paix (intérieure, donc extérieure). Nous devons donc nous en réjouir.


4 - L'attachement excessif à l'ego ne nous aide pas à accéder à la paix et à l'équilibre. L'ego - notre personne - n'est qu'une image de l'esprit. Le comprendre nous aide à l'accepter. Et à vouloir le changer. Se détacher, c'est moins souffrir.


5 - Il est nécessaire de s'habituer à s'identifier le moins possible à son ego, même si celui-ci est indispensable et qu'il nous permet de réaliser nos objectifs. Voir en nous le désir de notre être et suivre notre vraie nature.


6 - Notre bonheur dépend de notre relation à la matière, à nos possessions et tout ce qui relève du monde des apparences. Et de la distinction faite entre les plaisirs illusoires et les choses essentielles d'une vie.


7 - La mort physique est nécessaire pour pouvoir passer d'un niveau spirituel à un autre, dans le but de connaître de moins en moins de souffrances.



La mort de notre corps aura lieu dans tous les cas. Alors, pour accepter notre finitude et ne plus la craindre, autant s'y préparer en quelque sorte dès maintenant.


Voici comment :


- écoutons les personnes qui ont vécu des expériences de mort imminente. Leurs témoignages mettent en avant les ressentis suivants : amour inconditionnel, expérience hyper-réaliste et incroyable bien-être


- soyons dans la gratitude pour ce passage d'évolution positive pour soi et pour tous


- plongeons-nous dans la connaissance métaphysique qui nous fait voir le monde et l'existence d'une manière totalement inédite


- méditons pour nous reconnecter à être, au Soi, pour nous familiariser à cette vraie réalité en nous, la réalité de ce que nous sommes vraiment



Conclusion : La connaissance métaphysique, un clé vers la sérénité



Nous avons abordé les 5 principes métaphysiques qui sont la cause de nos souffrances :



1 - Nous ne savons pas ce que nous sommes (Je)

2 - Nous ne connaissons pas le but de notre vie (But)

3 - Nous nous croyons limités (Liberté)

4 - Nous nous croyons séparés les uns des autres (Amour)

5 - Nous nous croyons mortels (Mort)



Chaque sujet de préoccupation terrestre, chaque difficulté, est plus ou moins reliée à une de ces 5 causes.


La paix ne peut se trouver que par la connaissance et la mise en pratique de cette connaissance. Nous devons modifier notre perception du monde pour changer de fréquence vibratoire.


Le bonheur ne se trouve pas "quelque part", mais en soi.


Voici quelques questions à se poser afin de cerner plus clairement ce qui nous empêche d'être heureux au niveau de notre être, de notre soi :


  • Qu'est-ce qui m'empêche d'être en paix aujourd'hui ?

  • Qu'est-ce qui est le plus important pour moi ?

  • Que me faudrait-il dans mon existence (matérielle) pour aller vers un vrai changement (spirituel) ?


Ce qui nous permet d'accéder à la paix intérieure, c'est la connaissance métaphysique et son implication dans notre quotidien.


Elle peut véritablement changer notre vie pour :


  • ne plus rester dans le flou total quand à l'origine de l'existence et de la conscience

  • ne plus errer sans énergie et sans savoir où aller, sans but

  • ne plus se sentir angoissé, emprisonné

  • ne plus dépendre des autres et des contraintes de l'existence

  • ne plus vivre dans l'affrontement, les rivalités, les difficultés relationnelles

  • ne plus avoir peur de la mort et de la souffrance


Car comprendre, c'est assimiler en soi des évidences, des certitudes qui nous feront revoir nos croyances et notre vision du monde.


Le bonheur passe par une bonne connaissance de soi, de l'univers et de l'existence en général.