person holding white mini bell alarmclock

De bonnes raisons de se détacher du passé

Les constructions mentales du temps

12/25/2025


Notre passé détermine ce que nous sommes aujourd'hui. Nous croyons au passé et nous y cramponnons de toutes nos forces, car il définit notre personne, notre ego.


Pourtant, comme pour tout ce qui régit l'existence, ce qu'on tient pour vrai n'est pas la vérité en soi. Et cela s'applique aussi au passé, qui est illusoire.


Tout ce que nous pensons être le passé n'est en fait rien de plus qu'une croyance contenue dans notre esprit présent.

Alors, voici 8 bonnes raisons de s'en déraciner.

1 - Le temps n'existe pas


"La distinction entre le passé, le présent et le futur n'est qu'une illusion, aussi tenace soit-elle." Albert Einstein


Définir le temps de manière objective est voué à l'échec, car :


- le temps "réel" ne peut pas être mesuré comme un objet : il n'a pas de contours, de poids, de taille, de forme, de solidité

- le temps "mesuré" n'est pas le temps "ressenti". Le temps est subjectif, il dépend de la conscience

- le temps ne peut s'appréhender que par l'effet de "mouvement" ; il ne peut pas être stoppé pour être analysé, étudié

- ce qu'on mesure est une "durée" (espace de temps écoulé). Mais le temps n'est ni une durée, ni un espace, ni un mouvement


De plus, à chaque instant :


- la seconde passée est déjà envolée

- le présent pur est imprenable

- le futur immédiat n'est pas encore


Bref, le temps est fuyant, insaisissable. Et le présent est nul.


Le temps n'est temps que parce qu'il passe.”

Hubert Nyssen


Nous voyons bien que le temps n'est pas une réalité tangible. Qu'il n'existe pas en lui-même, tout seul, sans une conscience pour le ressentir. Il dépend donc de l'observateur.


Le temps est une sensation ; il n'existe que dans notre esprit.


Le temps n'existe pas. Pourtant, nous en faisons une réalité incontestable. C'est donc notre mental qui y croit fortement. Il croit à quelque chose qui n'existe pas objectivement.


Pourquoi alors s'accroche-t-il à quelque chose de fictif ?



2 - Le passé entretient de fausses croyances


L'Homme croit au passé et au temps qui passe. Il croit qu'il naît un jour, et qu'il meurt un autre jour. Cette croyance est purement une création mentale.


La vie passée n'existe que si nous y pensons. Elle n'est que mémoires. Mémoires d'un nom, d'une origine, d'habitudes et de croyances ancrées.


Le passé, c'est l'ego avec toutes ses mémoires.


Toute notre vie fonctionne sur nos mémoires. Nous nous construisons aujourd'hui en fonction de ce passé, nous nous projetons dans le futur en fonction de ce passé.


Notre inconscient (avec ses mémoires) gouverne notre conscient. Pour ce faire, il s’appuie sur des conditionnements, une histoire, des souvenirs et des convictions.


Or, nos mémoires sont liées à un sentiment présent, elles sont la croyance présente en un passé.


Nous croyons en un passé qui nous façonne chaque jour, mais ce passé est illusoire. Tout cela se joue "dans notre tête" et nulle part ailleurs.


Le mental ne jure que par ce qu'il connaît déjà. Tout le reste l'inquiète. Il s'accroche donc toujours à ses expériences antérieures pour dessiner l'avenir.


Nous restons dans nos habitudes parce que nous croyons en ce passé. Nous nous accrochons à nos souvenirs, notre enfance, nos origines comme à une bouée de sauvetage, parce que c'est la seule chose connue de notre mental.


Si nous croyons aussi intensément au temps (qui comprend notre passé, nos mémoires, souvenirs, habitudes...), et si nous nous y accrochons autant, c'est parce que notre ego a peur du vide, de la nullité du présent, et plus précisément de la nullité du néant.



3 - La réalité se trouve dans l'instant



En métaphysique, nous expliquons la nature du temps. Le temps n'est rien d'autre qu'une élaboration psychique. C'est toujours une "impression" de temps qui passe.


Le Temps est une illusion, seule notre sensation de temps est réelle.


Pour comprendre, partons du néant. Cette théorie a été élaborée par Frank Hatem, métaphysicien.


À chaque instant, pour la nullité du néant, l'infini est impossible à atteindre. Il y a donc sans cesse "un frein" qui empêche cet infini d'être, et c'est ce qui explique le phénomène de conscience. La conscience, comme moyen de limitation, recréé donc en permanence un univers.


Ce sont ces arrêts continus qui donnent cette sensation des secondes qui défilent. Le but (l'infini) ne peut pas être atteint. Se produit donc d'instant en instant cette impression de rythme, ceci tout pendant que l'infini n'est pas atteint, donc perpétuellement. Nous ne pouvons pas percevoir les choses autrement que par cette impression temporelle.


Pour tout savoir sur l'explication métaphysique du Temps, suivez la théorie de Frank Hatem, rendez-vous sur son site.


"Le temps n'est pas un problème de Physique, c'est un problème de Métaphysique qui ne s'explique que par la connaissance de l'esprit." Frank Hatem




4 - Tout se joue "maintenant"


Il n'existe rien qu'on puisse appeler le passé, parce que le passé existe dans le présent.

William Faulkner



Avant de saisir le fait que le temps est une construction mentale, il faut aussi comprendre que Tout est conscience, que ce n'est pas seulement le temps, mais le monde entier qui est édifié par notre psychisme.


Tout - tout ce qu'on croît être - est une illusion créée par notre conscience. Tout s'explique par la conscience. L'univers est le résultat de la création de la conscience.


L'univers n'est pas structuré par hasard, il est une organisation de chaque instant.


La "Création" ne date pas d'hier, mais de maintenant, de chaque seconde.


Il n'y a pas de lieu "dans le temps", le lieu est "maintenant". Il n'y a pas d'espace "dans le temps", l'espace est "ici". Il n'y a pas d'univers "dans le temps", l'univers se créé dans l'instant.


Notre passé habite sans cesse notre conscience, qui est présente. Celle-ci créée les mémoires, les routines, les expériences, les formes, les souvenirs, les émotions...


Mais le processus de création lui-même est présent. Si je pense à un souvenir, il s'agit bien d'une action présente.


Notre conscience est toujours là, au présent. l'Être n'est jamais ailleurs que dans le présent direct. Ni dans un autre temps, ni dans un autre lieu.


Tout l'univers se situe donc dans la conscience qui a lieu maintenant. Le Tout est une manifestation immédiate.


Le passé est une mémoire présente. Le passé n'existe que "maintenant". L'Histoire du monde, c'est surtout une jolie petite histoire que nous nous représentons dans notre esprit en fonction de ce qu'on nous a dit, en fonction de nos croyances.


La seule réalité qui soit est notre sensation d'exister maintenant.


Le Temps est contenu dans le présent. Tout autre temps que le présent immédiat est un mirage. La seule réalité est présente.


Pire, sachant que le présent est insaisissable, que la durée est nulle, alors "la réalité", notre réalité, est effectivement nulle.


Mais rassurons-nous, nous ne sommes pas prêts à nous sentir "un" ou "néant", c'est impossible ; notre ego sera toujours là pour nous faire croire que nous ne sommes pas unique, pas "nul".



5 - Ne plus souffrir à cause du passé



Nous nous définissons selon notre passé, pourtant nous ne sommes pas notre passé. Nous sommes l'Être présent. Si nous défendons trop fort notre passé, nous continuons à vivre avec les fausses croyances emmagasinées par notre ego.


Nous sommes tous, quelque part, prisonniers de l'entrave du temps, et le seul moyen d'approcher un semblant de réalité est d'être dans l'instant présent.


Si nous sommes dans le présent, nous nous renouvelons à chaque instant sans nous préoccuper du passé, donc nous souffrons moins. Bien sûr, il est impossible d'être "tout neuf" car notre corps et notre personnalité sont déterminés par nos croyances. Mais cela veut dire qu'il est souhaitable de dépendre le moins possible du passé et des traditions.


Étant donné que nous construisons l'avenir en fonction de nos croyances passées, autant choisir les "bonnes" croyances. Et cela commence par la connaissance métaphysique : comprendre que le temps n'existe pas ailleurs que dans notre psychisme, que l'univers est la manifestation de la conscience, que tout est conscience.


Accorder moins d'importance au passé, et être conscient maintenant, c'est avancer sereinement.


Tristesse, rancune, culpabilité, regrets... : on peut parfois rester coincé dans son passé suite à de lourds traumatismes, ou parce que des choses ne sont toujours pas réglées.


Mais il faut accepter que la vie soit en perpétuel mouvement, et que les séparations, les morts, les souffrances, en fassent partie.


Si tu consacrais autant d'énergie à vivre le présent que tu en mets à faire revivre le passé, tu serais plus heureux.

Gilles Archambault


6 - Le bénéfice des expériences passées


Sachant que le présent est nul et l'avenir inconnu, il est légitime d'aimer ce passé qui nous rassure ; il est l'unique terrain connu.


D'ailleurs, le passé n'est pas à rejeter totalement ; c'est grâce à lui que nous retirons de nos expériences des leçons de vie et que nous évoluons.


C'est grâce au passé que nous apprenons à ne pas reproduire les mêmes erreurs, et que nous progressons. La passé nous éclaire. Nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd'hui sans ce passé psychique.


Il ne s'agit pas de tout oublier du passé, mais de desserrer des fixations trop solidement attachées.


Tout ce qui nous retient au passé est de l'ordre de l'émotionnel. C'est donc sur les émotions, autrement dit les pensées, qu'il faut travailler.


Il est possible d'éliminer ou au moins de diminuer les douleurs du passé grâce à de nouveaux comportements de pensées.


Et si nous ne pouvons pas les supprimer de notre vie, nous pouvons au minimum modifier notre vision vis à vis de ces peines.


Pour cela, rien ne vaut la compréhension métaphysique : qui suis-je, quel est le sens de la vie, pourquoi souffrons-nous, etc. afin de nous aider à aller de l'avant.


Deux pensées ne peuvent occuper l'esprit en même temps, il nous incombe donc de choisir si ces pensées seront constructives ou destructrices.

Betty Sachelli




7 - Libérer son esprit des rancunes et regrets



Qui ne vainc pas ses rancunes se rive un lourd boulet.

Proverbe français



Quand nous entretenons des rancœurs, de la haine vis-à-vis de quelqu'un, nous nous faisons du mal à nous-même, non seulement psychologiquement (déprime, mal-être, nervosité...), mais aussi physiquement (fatigue, stress, déclenchement de maladies...).


Il faut considérer le pardon de son propre point de vue en voyant comment celui-ci peut nous libérer.


Pardonner, c'est atténuer sa propre souffrance. Le faible n'est pas celui qui pardonne mais celui qui se cause du tort tout seul, en laissant ses pensées le dominer.


Pardonner, c'est montrer un exemple de paix et d'amour, c'est donc en distribuer autour de soi.


Plus que de pardonner, il s'agit surtout de casser le lien : retirer de son esprit ce qui nous retient à quelqu'un ou à une situation. Et ce n'est pas en entretenant du ressentiment que nous faisons sortir cette personne de notre vie, au contraire, nous nous lions à elle de plus belle.


C'est en sortant de cette dépendance mentale que nous nous libérons et cessons de gaspiller notre énergie inutilement. Dépensons plutôt cette énergie vers des activités agréables, de la gratitude, de nouveaux objectifs enthousiasmants qui nous libèrent l'esprit.



8 - S'éveiller



Les difficultés sont nécessaires à notre évolution. Elles sont les meilleures occasions de transformations, qu'elles soient spirituelles, matérielles, affectives...


Il faut toujours voir les belles opportunités qu'offrent ou que vont offrir des bouleversements dans l'existence. Il peut toujours y avoir meilleure vie, meilleure situation, meilleures relations.


Nous n'arrêterons jamais le changement : la vieillesse, la mort, la renaissance..., car l'évolution est éternelle, et notre être ne cessera jamais de se manifester sous une nouvelle forme à chaque instant.


Le but de toute évolution spirituelle est la paix de l'esprit.


L'éveil spirituel, c'est le détachement progressif de ce qui alourdit cette forme, cet ego. Et le meilleur moyen de s'échapper de l'illusion du temps et de l'ego - et donc de connaître la paix intérieure - est de se concentrer sur le présent.


Les expériences passées devaient toutes avoir lieu, de toute façon. Car elles ont participé à ce que nous sommes aujourd'hui : un être plus éveillé, plus conscient, plus libre et plus en paix.


Nous allons tous vers cette paix. En effet, le but ultime est de ne plus sentir de séparation avec les autres âmes, les autres formes, car nous sommes fondamentalement Un.


Alors, ne retenons du passé que ce qui est important, ce qui nous sert à nous construire et à nous éveiller.

Le passé ne nous sert que si nous l'utilisons dans un but de transformation intérieure, dans un but d'amour, de paix, de joie.


Ne te noie pas dans le passé, nul ne peut le changer.

Proverbe vietnamien